Lançons nos filets dans l'océan des rêves
Peignons la face du monde
Qu’elle connaisse notre bonheur
Arraisonnons les oiseaux du temps
Laissons-les poser leurs pattes de vent
Sur la douce crête de nos sentiments;
hissons la voile
Oui, comme un châle
Étreindra nos corps dans leur course
Dans la marge nous cueillons les astres
vibrants des cieux qui nous étayent.
Mais, pourquoi sommes-nous roulés en boule ?
Dans le rude creux des angoisses éternelles;
nous apaiserons aussi ce que la peine
Des jours ne craignent pas de nous faire voir.
Ainsi nos rêves;
toujours guettés au réveil;
nos spasmes dans l'attente;
nos douleurs et nos espoirs dans la nuit
Qui embrument la conscience
Dans une tendre insouciance;
révèlent la vérité
D’une existence encore jeune
De miracles tendus vers l'abîme
D’un abandon heureux.
© Bader Mb